Base de savoirs communs sur le cinéma libre
Un plan est constitué d’une succession continue de 25 images fixes par seconde. La vitesse de défilement de ces images fixes nous donne l’impression d’un mouvement. Pour chaque projet de film, il est conseillé de déterminer ce que l’on va filmer (le choix du sujet) et ce que l’on veut montrer à l’image : la valeur du cadrage, sa composition et l’axe de prise de vue.
Il est préférable de filmer en pensant au montage que l’on devra effectuer par la suite, car cela influe sur le choix du cadre.
Lorsque l’on choisit un cadre, on choisit la valeur du plan (qui correspond à la taille qu’occupe le sujet principal au sein de l’image).
Si le sujet est en mouvement, ou regarde dans une certaine direction, il vous faudra faire le choix d’un cadrage en adéquation avec le message que vous voulez faire passer. Cela fait partie de la composition du cadre.
L’art de la composition consiste à trouver un équilibre entre les différents éléments qui composent le cadre.
D’ailleurs, (petite parenthèse) petit message aux cinéastes adeptes du smartphone : faites bien attention à tenir votre appareil horizontalement car ça peut être fatal à l’étape du montage… (fin de la parenthèse)
d’une personne
d’un paysage
Comme nous l’avons vu précédemment, la distance entre la caméra et le sujet permet de modifier la valeur d’un plan. Mais la caméra peut également avoir une position plus ou moins haute ou basse par rapport au sujet.
Lorsque la caméra remplace la vue d’un personnage, on parle d’une prise de vue subjective. Par contre, lorsqu’elle filme l’action d’un point de vue extérieur, on dit quelle est objective (c’est la technique la plus utilisée).
Le plan en plongée sur un personnage peut créer un effet d’écrasement qui permet de souligner sa vulnérabilité. Par contre, le plan en contre-plongée augmentera l’impact visuel du sujet. Il semble plus grand, plus menaçant.
Il consiste à faire pivoter la caméra sur son axe : horizontalement (de gauche à droite ou de droite à gauche) ou verticalement (de haut en bas ou de bas en haut). Ce mouvement peut être utilisé pour contempler un paysage ou encore pour suivre un sujet en mouvement.
Il s’agit d’un déplacement de la caméra dans l’espace. Il permet à la fois de suivre un sujet en mouvement, et de découvrir la géographie d’un lieu. Le mot “travelling” fait référence aux rails qui sont souvent utilisés, la camera étant fixée sur un petit chariot. Il existe des travellings latéraux (on se déplace à côté d’un personnage, ou le long d’un décor), des travellings avant, des travellings arrières.
Contrairement aux précédents, la caméra n’effectue ni mouvement de rotation, ni déplacement dans l’espace. Autrement dit, elle ne bouge pas.